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Biography Cyrille Weiner est né en 1976 à Paris. Après une maîtrise d'économie, il étudie la photographie à l’Ecole Nationale Supérieure Louis Lumière. Il collabore avec les médias, des institutions culturelles, des acteurs de l’architecture, de la ville et du paysage. Ses réalisations personnelles s’intéressent aux usages et à l’appropriation des lieux. Il explore les porosités entre l’espace public planifié et l’espace intime. C’est une manière d’interroger les représentations de la civilité et de questionner la mise en partage du cadre de vie. La séquence Avenue Jenny (2001) explore les franges d’un quartier pavillonnaire et dresse le portrait de ses habitants confrontés à l’expansion urbaine. Le Bout du Monde (2001-2005) décrit l'installation de campeurs sur une plage vierge de toute infrastructure. La série reçoit le prix d’honneur Gras Savoye de la Jeune Création lors des Rencontres d’Arles 2002. La séquence Les longs murs est réalisée en 2004 dans le cadre d’une commande publique du Ministère de la Culture et de la Communication (CNAP), de la Ville de Marseille et de l'EPA Euroméditerranée. Les photographies proposent un regard lucide sur la zone urbano-portuaire. Elles s’arrêtent sur des lieux que l’aménagement transforme, touchant ainsi aux relations des hommes à la ville. Elles ont été exposées en 2006 au Musée d'art contemporain de Lyon dans La Région Humaine, des corps dans la ville. En 2005, à la demande de la Villa Noailles pour l’exposition Oui, avec plaisir, il pose un regard sur des lieux conçus par l’architecte Patrick Bouchain. La collaboration s’est poursuivie pour Fait main, la matière et la manière au centre d’architecture Arc en rêve du CAPC Bordeaux, et Metavilla pavillon de la France à la Xe Biennale internationale d’Architecture de Venise 2006. La pratique artistique de Cyrille Weiner questionne le pouvoir fictionnel et poétique du document photographique. Les paysages et situations, ordonnés en séquences, se renvoient les uns aux autres. S’établissent des dispositifs qui relèvent de la fiction ou de la narration afin d’interpréter librement les problématiques géographiques, urbaines et sociales. Les représentations sont tantôt familières, tantôt étranges, la fiction contamine le réel et le trivial cède la place à l’inquiétant. La catastrophe porte son ombre sur le lieu commun. Que celui-ci relève de la nature, de la ville, ou d’un entre deux indéterminé, il reste toujours des signes d’une présence. Son travail a été présenté au Musée d’Art Contemporain de Lyon, aux Rencontres d’Arles, à la Villa Noailles à Hyères, au Guangdong Museum of Art (Canton, Chine), au Festival of Light à Buenos Aires et au Frankfurter Presseclub. |
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